On peut constater deux choses remarquables dans ces paroles de Zacharie, le mari d’Élisabeth, dans Luc 1. En premier lieu, neuf mois plus tôt, Zacharie avait du mal à croire que sa femme allait avoir un enfant. Maintenant, rempli du Saint-Esprit, il a tellement foi en l’oeuvre rédemptrice de Dieu dans le Messie à venir qu’il le dit au passé : « Il a visité et racheté son peuple. » Pour l’esprit de la foi, un acte que Dieu promet équivaut à un acte que Dieu a déjà accompli. Zacharie a appris à prendre Dieu au mot et a ainsi une assurance remarquable : Dieu « a visité et racheté ! » (Luc 1.68.)
En second lieu, la venue de Jésus le Messie constitue une visite de Dieu dans notre monde : le Dieu d’Israël a visité et racheté. Pendant des siècles, le peuple juif avait dépéri, persuadé que Dieu s’était retiré : l’esprit de prophétie avait cessé ; Israël était tombé entre les mains de Rome. Et toutes les personnes pieuses en Israël attendaient la visite de Dieu. Luc nous dit qu’un autre vieil homme, le pieux Siméon, « attendait la consolation d’Israël » (Luc 2.25). De même, Anne, une femme de prière, « [attendait] la délivrance de Jérusalem » (Luc 2.38).
Ce furent des jours où les attentes étaient grandes. La visite tant attendue de Dieu était sur le point d’avoir lieu – en effet, il était sur le point d’arriver d’une manière que personne n’attendait.
